Se rendre au contenu

Un isolant végétal humide, ou qui sent

Isolant biosourcé en souffrance

Il a pris l'eau, il s'est tassé, il dégage une odeur.

Ce qui se passe

Chènevotte, fibre de bois, cellulose, laine de chanvre ou de lin : ces isolants encaissent des variations d'humidité et les rendent, c'est leur qualité. Ils ne supportent pas d'y rester. Humides durablement, ils perdent leur épaisseur donc leur résistance thermique, développent des moisissures, et l'odeur passe dans la pièce avant que la tache apparaisse. La cause est presque toujours en amont : une fuite, une membrane percée, ou de la vapeur qui condense faute d'un frein correct.

Ce qu’on vérifie sur place

  • Où l'isolant est-il humide : en pied de paroi, en tête, en périphérie, ou partout ?
  • Le pare-pluie et le frein-vapeur sont-ils continus, et raccordés aux menuiseries ?
  • Y a-t-il une lame d'air ventilée là où le système en prévoit une ?
  • L'isolant est-il tassé, et de combien par rapport à son épaisseur d'origine ?
  • L'odeur persiste-t-elle après ventilation, ou revient-elle par temps humide ?

Ce qu’on fait

  • Trouver l'entrée d'eau avant de toucher à l'isolant.
  • Déposer la partie atteinte : un isolant qui a moisi ne se récupère pas par séchage.
  • Reprendre la continuité du frein-vapeur et de l'étanchéité à l'air en même temps.
  • Remettre en œuvre à l'épaisseur prévue, sans compression excessive.

À proscrire

  • Sécher sur place et refermer : l'odeur revient au premier hiver.
  • Ajouter un pare-vapeur étanche côté froid — on déplace la condensation, on ne la supprime pas.
  • Remplacer par un isolant fermé sans avoir traité l'origine de l'eau.

Les quantités de mise en œuvre se calculent dans l’application — 74 calculs de dosage, hypothèses ouvertes.

Ouvrir CAL-OTRA

Ordres de grandeur et pratique courante, à titre informatif. L’avis technique du fabricant et les règles de l’art applicables priment. Un désordre structurel relève d’un constat sur place par un professionnel qualifié.