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Hydrofuge de surface

imprégnation céramique en phase aqueuse, ou silane/siloxane

Il repousse l’eau de pluie. Sur un mur humide, il l’enferme.

Ce qui se passe

Une imprégnation incolore qui rend la surface du pore non mouillable sans le boucher : l’eau de pluie perle au lieu de pénétrer. Deux familles cohabitent. Les silane/siloxane, les plus répandus, souvent portés par un solvant organique. Et les dispersions aqueuses de nanoparticules céramiques, non filmogènes, qui ne réticulent pas et ne referment pas la microporosité — elles modifient l’énergie de surface du pore au lieu de créer un film. Sur un support à la chaux, nous préférons cette seconde voie : phase aqueuse, peu de composés organiques volatils, et rien qui fasse membrane. Elle ne bouche pas une fissure, elle ne sèche pas un mur, et elle ne remplace pas un enduit.

Ce qu’on vérifie avant

  • D’où vient l’eau ? S’il y a la moindre remontée ou infiltration, s’abstenir.
  • La perméabilité à la vapeur, MESURÉE. Demandez le Sd avant et après traitement (EN ISO 7783) et l’absorption capillaire (EN 1062-3). « Respirant » sans chiffre est une affirmation de fabricant, pas une donnée.
  • La chaux a-t-elle carbonaté ? Sur une finition à la chaux aérienne, la carbonatation EST la prise : hydrofuger trop tôt revient à couper le durcissement en cours. Sur un mortier hydraulique c’est moins critique, la prise se faisant en partie par voie hydraulique — mais on attend quand même.
  • La présence de sels : un mur salé hydrofugé éclate en plaques dès le premier gel.
  • L’état des joints et des appuis, qui laissent souvent passer bien plus d’eau que la surface.

Le protocole, en images

1. D’où vient l’eau ? S’il y a la moindre remontée ou infiltration, s’abstenir.
2. La perméabilité à la vapeur, MESURÉE. Demandez le Sd avant et après traitement (EN ISO 7783) et l’absorption capillaire (EN 1062-3). « Respirant » sans chiffre est une affirmation de fabricant, pas une donnée.
3. La chaux a-t-elle carbonaté ? Sur une finition à la chaux aérienne, la carbonatation EST la prise : hydrofuger trop tôt revient à couper le durcissement en cours. Sur un mortier hydraulique c’est moins critique, la prise se faisant en partie par voie hydraulique — mais on attend quand même.
4. La présence de sels : un mur salé hydrofugé éclate en plaques dès le premier gel.
5. L’état des joints et des appuis, qui laissent souvent passer bien plus d’eau que la surface.
À proscrire — Sur un mur en remontée capillaire. C’est l’erreur classique : l’eau ne peut plus sortir, elle monte plus haut et fait sauter le parement.

Quand ça marche

  • Façade saine, exposée aux pluies battantes, sans humidité ascensionnelle.
  • Après réparation des fissures et des joints, jamais avant.
  • Sur un support minéral absorbant, pour une protection de quelques années à renouveler.
  • En deux passes mouillé sur mouillé, sans dilution.
  • Une zone d’essai sur le support réel avant toute façade : l’aspect et le rendement ne se déduisent pas d’une fiche. Compter de l’ordre de 5 à 7 m² par litre sur un enduit à la chaux poreux — le rendement suit la porosité.

Quand ça ne marche pas

  • Sur un mur en remontée capillaire. C’est l’erreur classique : l’eau ne peut plus sortir, elle monte plus haut et fait sauter le parement.
  • Sur une chaux aérienne encore fraîche. On l’empêche de carbonater, donc de durcir.
  • Sans avoir prévu la reprise. Une fois la surface hydrofuge, une peinture aqueuse ou un mortier n’accrochent plus : réparer localement demande d’abraser pour rétablir la mouillabilité. Sur du bâti ancien, cela entame ce qui fait la valeur d’un enduit sacrificiel — qu’il se répare.
  • Comme réparation d’un enduit fissuré : l’eau entre par la fissure et ne ressort plus.
  • Sur une pierre gélive chargée en sels.

Les quantités de mise en œuvre se calculent dans l’application — 74 calculs de dosage, hypothèses ouvertes.

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Ordres de grandeur et pratique courante, à titre informatif. L’avis technique du fabricant et les règles de l’art applicables priment. Un désordre structurel relève d’un constat sur place par un professionnel qualifié.